Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 09:11

     
    Sono solo. Nessuno ascolta dove
    agli amici dispersi ogni richiamo
    è vano.
    Brilla come un ghiacciuolo l’odio, e penso
    che vedrò questa sera te che amo.
     
    Penso quanto nel sole
    che rileva, nell’ombra che nasconde,
    ho fatto, errato, a dirmi in pace alcune
    parole.
     
   
    Je suis seul. Nul n’écoute où
    est vain tout appel aux amis
    dispersés.
    La haine brille comme un glaçon, et je pense
    que je te verrai ce soir, toi que j’aime.
     
    Je pense : dans le jour qui révèle,
    dans l’ombre qui dérobe, j’ai tant fait,
    tant erré, pour me dire en paix quelques
    paroles.
   

(traduction de Philippe Renard et Bernard Simeone parue dans l’Orphée)


     
     
   
    Je suis seul. Nul n’écoute là
    où est vain tout appel aux amis
    dispersés.
    La haine brille comme la glace, et je pense
    que je te verrai ce soir, toi que j’aime.
     
    Je pense à tout ce que j’ai fait,
    dans le soleil qui révèle, dans l’ombre qui dissimule,
    pour me dire en paix de trompeuses paroles.
   

(traduction parue dans NRF et Noir sur blanc)

Par Umberto Saba - Publié dans : bôs poêmes de poêtes - Communauté : Le repaire des dinosaures
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